Tous est dans le titre : A quel endroit faire son ouverture ?
Certaines personnes préfères faire leur ouverture dans de petits ruisseaux ou petites rivières.
Il est vrai que les postes en petites rivières ou ruisseaux sont souvent plus marqués qu’en grandes rivières. De plus le charme d’un petit ruisseau ou torrent, est indéniable. En revanche l’inconvénient à l’ouverture c’est qu’il est rare de pouvoir pêcher longtemps sans trouver rapidement du monde . Pour peu que le pêcheur de devant ne prenne aucun précaution et pêche les pieds dans l’eau, il est quasiment impossible de prendre un truite (hormis celles des lâchers bien sur).
La grande rivière est beaucoup plus impersonnelle, avec des postes moins marqués. Le paysage est y est souvent beaucoup moins sympas également. Le gros avantage avec ces grosses rivières ces justement qu’elles sont impersonnelles avec des postes peu marqués. Même le jour de l’ouverture où les pêcheurs sont présents partout, courant aux bords des berges pour passer les uns devant les autres (ne souriez pas ça arrive souvent !) nous avons une bonne chance de toucher des poissons.
Pour toutes ces raisons j’ai pris l’habitude de pêcher tôt le matin sur mon ruisseau favoris. C’est un ruisseau d’environs 2-3m de large, avec une profondeur moyenne de 50cm, des trous avec 1m50 de profondeur et peu de courant. Hormis dans les trous, les truites sont principalement cantonnées sous les berges, les racines et les ronces tombantes. Si l’eau est claire et que personne ne les a dérangées, on a également de bonne chance d’en trouver une en cul de gours (si le soleil est de la partie). Du fait de l’étroitesse du ruisseau, je pêche toujours d’aval en amont. Si l’eau est claire ou tout juste teintée je pêche au vairon Si l’eau est sale ou que je l’estimé trop teinté je pêcherai au vers. Au vairon mes premiers lancés sont courts, en privilégiant la berge au soleil et le cul de gour, avec une lente prêt du fond, attentif au moindre mouvement (vive les lunettes polarisantes !!). Au vers je peignerai de loin les postes en aval avant de m’avancer un peu pour pêcher le courant et les berges (toujours celle où l’on est en premier).
Pour le vairon j’utilise une canne Mitchell Vairon 300X (l’ancêtre de la PRIVILEGE TRACK 302). Pour la pêche au toc, j’utilise une canne à truite Telereglable SERT Varuna de 7m.
Quand je croiserai un pécheur ou des traces d’activités telle que des traces de pas le long des berges, des mégots de cigarettes, je plierai la canne pour partir pécher sur une grosse rivière.
Cette rivière est large (de 20 à 50m) avec des endroits à forts courant, des blocs de roches, des trous profonds de plusieurs mètres (certains dépassant les 4-5m de profondeurs). Les postes y sont très peu marqués et face à l’affluence de pêcheurs qui sont déjà passés je ne m’attarde pas sur les postes quoi sont trop visibles. J’y mets un coup ou deux par acquis de conscience mais rien de plus. En revanche je m’attarde sur les postes très encombrés où les autres pêcheurs ont peur d’y laisser leur monture. Je m’attarde également sur les zones d’enrochements, et les petit courants plus calmes, les plages. Je cherche les indices visuels en surfaces pour détecter les blocs de roches invisibles à l’œil nu.
Je pêche creux avec des montage assez lourd. J’utilise une monture à vairon mixte plombée interne + plombée en tête que je fabrique à partir de monture de type clou et des chevrotines. Pour les fosses j’utilise carrément une monture à vairon casqué. Pour garder les monture intacte et prête à pécher, j’utilise deux petites boites de pellicules photos dans laquelle j’y mets mes vairons déjà montés. Arrivé devant un poste je peux rapidement changer ma monture et passer du vairon casqué a une monture mixte. Pour cela je n’ai qu’a couper la ligne et refaire un nœud.
Si l’eau est sale je pécherai là encore aux vers (aux gros vers de type canadien même) avec un montage au toc lourd. Ce montage est formé par une plombé fixe avec des plomb de numéro 00 0 ou 1 et d’une plombée mobile, fixée sur un brin cassant en 12 centièmes. Parfois si l’eau est vraiment très sale la plombée complète sera mise sur un brin cassant. Là encore j’essaye de privilégier les postes les moins visible, donc moins sollicités que les autres. La pêche d’effectuera en deux tiers aval avec un lancé tiers amont pour une bonne conduite de la ligne.
Je n’hésite pas à pêcher creux, au point de racler sur le fond parfois.
Sur les coups de 11h je m’arrêterai pour manger afin de profiter au maximum de la période calme des 12h30-14h et de l’eau chauffée par les rayons de soleil qui rend les truites plus actives.
Vers les 15h, quand la cohue sera de nouveau de mise, je plierai certainement les cannes au vairon et au toc pour aller retrouver des collègues et faire le point sur notre ouverture, les conditions trouvés sur nos différents ruisseau et rivières. De ce debriefing dépendra, pour moi, l’endroit de la pêche du lendemain. En effet ma technique favorite étant le vairon, je n’irai jamais pécher les ruisseau ou rivières sales en connaissance de cause et ce même si le vers reste une esche reine pour traquer nos belles mouchetés







