Bonjour a tous,
Ce voyage en Centrafrique a ete 12 jours de pur bonheur.
D'abord une zone de chasse superbe d'environ 400,000 hectares, une equipe ce chasse remarquable a tous les niveaux menes par un guide francais aux tres grandes qualites humaine et professionelles, enfin du gibier qui sais se faire desirer mais juste ce qu'il faut.
Au niveau du resultat j'ai du avoir la chance du debutant car apres seulement 5 jours d'experience de chasse a l'approche en France et 2 jours de battues j'avais placer la barre plutot haut en commancant par la centrafrique. Il faut dire que l'appel de la brousse a ete le plus fort et je n'ai pas eu la force d'attendre mai pour aller faire quelques antilopes pour commencer.
Nous avons realise un eland de derby, une hypotrague, un bubale, deux buffles, un phacochere, un ourebi, un cephalophe a flanc roux et une panthere.
Plusieurs de ces animaux ont ete l'occasion de grandes emotions. Voici mes meilleurs souvenirs.
J'arrive donc au camp apres un vol particulierement eprouvant ( je vous passe les details) de 4h a une hauteur d'environ quelques centaines de metre, une chaleur de plomb des turbulences et pas le moindre courrant d'air. Apres une douche reparatrice nous partons tester la carabine.
Dans un premier temps j'essaye mon canon de 300 win et place deux balles correctes dans la cible a 50m. Sachant que le reglage avait ete fait pour 100m c'est tout bon.
Je remplace le canon par celui de la 375 HH. L'aprehension est totale. Je n'ai malheuresement pas une la possibilite de tirer avec si ce n'est une balle chez l'armurier apres installation du frein de bouche qui m'avait bien claque l'epaule. J'ai peur du bruit, du recul et je place deux balles hors de la cible, la troisieme je mais un coup de doigt et ne touche meme pas le carton sur lequel est dessine la cible. La galere je me demande ce que je fais la et l'equipe de chasse (sauf le guide francais) doit se deire qu'avec ce chassseur ce n'est pas gagne.
Le guide centrafricain essaye alors la carabine et place deux balles a 10cms de la mouche. il y a manifestement un probleme. Nous retournons au camp chercher le guide et des munitions. Apres un tout petit reglage tout rentre dans l'ordre et je place enfin une balle dans la mouche... il etait temps.
Le soir j'explique au guide que je suis venu surtout a la recherche d'emotion et que je ne suis pas plus excite que ca par l'eland de derby animal pourtant mythique, excellent marcheur et tres malin.
Je souhaite commencer doucement et apres avoir pris de la confiance attaquer les gibiers plus difficiles.
Depart a 5h le matin en direction de la saline philippe afin de relever des traces. Coup de bol nous trouvons les traces de deux elands que nous suivons apres avoir appercu des bubales dont que je peux tirer mais que le guide ne juge pas assez beau. Il est 6.30 et nous lancons derriere les elands. Le travail des pisteurs est remaquable des qu'il perde la trace ils se separent avancent en evantail et retrouve la trace un petit peu plus loin. De temps en temps des dejections ou de l'urine nous donne des informations sur l'avance que les animaux ont sur nous. Vers onze heure stephane m'annonce qu'a priori nous ne les rattraperons pas avant le millieu de l'apres midi. Les traces se separent et nous suivons ce qui semble etre le plus gros male. Vers 12.30 Samedi guide de chasse centrafricain qui fait office de premier pisteur pour mon safari se baisse. La a 130m il a vu l'eland. On me le montre, je ne vois rien, on se decale on avance et toujours rien. Une troisieme fois et meme resultat l'animal m'est invisble. Apres quelques metre supplementaires je distingue enfin le fanon noir le long du coup de l'animal. Je cherche a droite et a gauche du fanon je ne vois pas l'animal, c'est incroyable mais on m'avait prevenu.
Nous avancons encore et la je le vois il est de dos entrain de manger, nous avons de la chance le vent est bon, il ne nous a pas vu.
Stephane s'impatiente et me met la pression, a n'importe quel moment un saut de vent peut nous faire partir l'animal et la c'est termine car il commence a mettre 5 a 6 kms dans la vue. J'ai l'animal de dos et je n'ai toujours pas vu la tete, je vois le posterieur et le tir a la base de la queue n'est pas possible car il y a un gros keke (arbre) qui couvre verticalement le millieu du posterieur. Je dis a stephane que je peux tirer la cuisse droite ou gauche. Il pense que ce doit etre bon. Je vise le millieu de la cuisse et tire. L'eland encaisse, cabre et demarre. D'apres le bruit il a pris, il saigne, Stephane me felicite. Nous suivons la piste au sang, une bonne balle aurait du lui casser la cuisse ou le bassin la manifestment il n'a rien de casser. Les guides trouvent du sang plus clair, il pense que la balle a du continuer dans la pense. Stephane me previent que si nous rattrapons l'eland il tirera pour achever l'animal. Cela ne m'emballe pas mais c'est la regle du jeu. Il m'assure que si il y a possibilte il me laissera cette chance en premier.
Apres deux heures de poursuite les guides s'arrettent l'eland doit etre la devant. Stephane part a la course je le suis comme je peux. Soudain a 40m nous tombons nez a nez avec deux buffles qui sont aussi etonnes que nous et s'enfuie dans un nuage de poussiere. Fausse alerte nous reprenons le pistage. Le morale baisse avec les heures qui s'ecoule mais je marche en gambergeant. Pourquoi ais-je tire un animal sans l'avoir bien vu. J'avais demande la veille a Stephane de voir avec lui les differents points ou tirer un animal. Le matin il avait oublie son depliant qui m'aurait permis de voir qu'entre le bassin et le femur il n'y a que de la viande et je pense que c'est la que j'ai vise.
Le bozobo (nom de l'eland en Sango) est entrain de nous balader, il a traverse la riviere qui delimite le territoire et est parti chez les voisins, heuresement nous avons le droit de poursuite.
C'est dur pour une premiere journee surtout que tout animal blesse est considere aquis.
Vers 17h30 alors que le soleil est deja couche nous prenons les coordonnees GPS pour revenir le lendemain.
Ces premiers 30kms sont tres dures pour les jambes.
Le lendemain au premier rayon de soleil nous sommes la ou nous avons laisse la trace. Et c'est reparti, l'animal c'est semble t-il couche plusieurs fois pendant la nuit, il a du force pour se relever c'est plutot bon signe. Vers 10 heure c'est la catastrophe, l'eland c'est melange avec un troupeau. On fait la pose pendant que les pisteurs essayent de demeler ce meli-melo de traces. Alors que trois on deja abandonne, Samedi revient l'air triomphateur. Il a retrouve la trace. Chance incroyable nous faisons a peine 300m deriere cette trace qu'une goute de sang, la seule et la derniere de la journee nous indique que c'est bien l'elan que nous cherchons. Nous continuons, il fait chaud c'est eprouvant mais en meme temps tres excitant. L'animal ne se nourri plus depuis 24h et pourtant il nous mene un train d'enfer. Il retraverse la riviere et se dirige vers l'endroit ou nous avons pris ses traces la veille. Il grimpe une colline caillouteuse ou la lecture des traces est tres difficile, traverse des pailles, cet eland est un vrai zombie. Vers 15h nous sommes a environ 20kms de la voiture et du camp. Je ne pense pas les avoir dans les jambes surtout que j'ai deja crame ma premiere paire de chaussure qui n'a plus de semelles. Stephane appelle le camp pour nous faire recuperer a un embranchement de piste. De nouveau nous prenons les coordonnees GPS et rentrons au camp. La je suis errinte et je n'ai plus de jambes. Nous avons marche pratiquement non stop pendant 11h et fait plus de 30 kms.
Stephane decide que je dois faire un break et envoie une autre equipe deriere l'animal. J'ai envie d'y aller mais je prefere etre raisonable, cette troisieme journee pourrait bien finir de m'achever si il faut encore marcher pendant 11h.
Le soir je fais le point avec Stephane. Je ne veux plus etre presse pour tirer. Je chasserai a ma maniere et a mon rythme. Tant pis si je suis trop lent et que l'animal s'enfuie. La journee est excellente je preleve un cephalophe a flanc roux, un phacochere et alors que nous rentrons au cap nous voyons au loin 3 buffles qui partent tranquilement.
Le vent est bon nous partons dans leur direction et les rattrapons assez vite. Stehane me montre un beau mal de type Equinoxialis. Il me plait je m'appuie a un arbre et tire dans l'epaule. Le buffle encaisse tombe puis se releve peniblement. Je me decale m'avance un peu et a bras franc lui tire une deuxieme balle qui le couche definitivement. Stephane me felicite ainsi que les pisteurs pour ce tres bel animal et cette action de chasse sans probleme. Nous prelevons le trophee que je ferais en cape, il faut rendre hommage a ce premier buffle africain, et la viande.
Sur le chemin du retour nous nous interrogeons sur les resultats de l'autre equipe. En mon fort interieur j'espere qu'il ne l'on pas retrouve.
Arrive au camp l'equipe est la. Il on fait 10h de marche rapides derriere l'eland sans jamais le revoir. En revanche il mange normalement et il considere que l'animal n'est que blesse et qu'en aucun cas il ne devrait mourrir.
Pour moi c'est le bonheur de savoir que je peux de nouveau chasser l'eland,car maintenant je l'ai dans la peau l'eland de derby.
C'est le 5eme jour que nous avons notre journee Eland.
Sur la route des elands traversent au galop la piste devant nous. Il s'agit de trois jeunes males, rien de tirable.
Alors que nous allons verifier la Saline Mamat du nom de notre deuxieme pisteur , Samedi , encore lui, s'applatit... les elands sont a la saline.
Nous avancons tout doucement s'abritant derriere une termitiere ou un buisson. Le vent tourne et une femelle s'avance. Elle nous a repere et lance le depart du troupeau. Samedi pense que nous pouvons les couper et part au sprint avec Stephane. Je suis derriere comme je peux mais l'ecart se creuse. Ils arrivent au niveau du groupe d'une trentaine d'eland, le spectacle est magique, les femelles sont deja passe, je vois plusieurs males et courre en regardant. A peine un metre plus loin je me prends la super gamelle. Chance je n'ai rien pas une egratignure. Je les ratrappe sachant que je ne pourrais pas tirer sans avoir au prealable verifier le canon. De toutes facons c'etait dej trop tard et les elands sont loins.
Je verifie mon arme qui est intacte, de nouveau les pisteurs se baissent. Il reste des elands. Nous avancons, je suis a bout de souffle je me repose derriere une termitiere alors que Stephane verifie les trophees. Une femelle et deux males, rien de tirable. Ils sont a a peine 35m. La femelle nous a vu et demarre un jeune male cabre et retombe sur son copain. C'est de la folie, nous assistons a un spectacle tres rare. Dans mon malheur j'ai de la chance.
Par professionalisme Stephane veut quand meme verifier la saline, on ne sait jamais. Il a raison il reste encore des elands. Malhauresement rien de tirable. J'appercois un jeune male et lui fait savoir que n'etant pas a la recherche de trophee particulier celui la me conviendrait parfaitement. Il est categorique, pas question de prelever cet animal. Il a raison mais l'eland est entrain de me rendre fou.
Alors que nous sommes immobiles derriere une termitiere une femelle s'avance vers nous. Elle est a 30m nous ne bougeons pas elle avance encore et a 15m decide que nous ne sommes pas a notre place et demarre en entrainant le reste des animaux avec elle.
Que d'emotions, je suis conscient de la chance que nous avons eu et nous regagnons la voiture en nous remorant les differentes scenes que nous avons en memoire.
A quelques distances de la je tire un babouin qui doit nous servir d'appat.
Le tir est difficile sur un animal de profil a environ 130m. Je tire et l'animal meure sur le coup. Cela confirme que la lunette n'a pas ete deregle dans ma chute.
Alors que nous roulons tranquilement, le troupeau d'eland que le coup de feu a du faire repartir traverse la route devant nous.
En quelques secondes je saute de la voiture. Mamat a deja prepare la carabine. Stephane lui dit que je ne veux pas tirer de la voiture c'est un minimum mais il semble que certain chasseur n'hesite pas pour assurer le trophee prestigieux qu'ils sont venus chercher.
Je courre comme un malade et depasse Stephane qui n'en revient pas. Il y a quelques males mais beaucoup de femelles. Il traverse en eventail en essayant de mettre le plus de distance entre eux et nous. Je vois un male qui est entrain de disparaitre j'epaule. La lunette est encore regle sur un grossiement trop gros et je ne vois rien. Trop tard. Derriere les pisteurs qui sont restes dans la voiture crie qu'il y a un autre male derriere. Je le vois, il est au millieu de la piste et je confirme a Stephane que j'ai bien vu le male. Deja il a traverse et rentre dans cette savane arbustive qui peut etre si dense par endroit. Encore 2 metres et l'animal est hors de danger.
Je vise et tire a bras franc dans l'epaule, l'animal continue. Je ne le vois pas encaisser la balle mais les guides sont formels il a pris. Stephane court derriere, j'ai envie de lui dire d'achever l'animal si necessaire car deja le doute m'envahis et je n'ai pas encore envie de blesser un animal. La ou l'animal a encaisse la balle , trace du train avant anormalement enfonce dans le sol il y a du sang.
Puis j'entends les cris de Stephane, a environ 150m l'eland est mort. La balle a traverse les poumons et coupe la trachee. Stephane est fou de joie, les pisteurs aussi, nous nous congratulons en nous embrassant.
L'eland est un animal mytique, ce soir il y aura fete au village.
Je remercie l'animal, le caresse plein d'emotion.
C'est parrait il un tres bel animal qui a commence a ravale, son trophee mesure 90cms mais les bases sont tres grosses.
Pour aujourd'hui c'est termine. On ne tire pas un autre animal apres un eland. Je nage dans le bonheur et meme si l'acte en lui meme n'est peut etre pas le plus fabuleux (avoir appercu les elands de la voiture)dans sa globalite c'est magique.
De retour vers le camp les pisteurs decorrent la voiture puis a 500m du camp je tire deux balles. Tout le village est la pour notre arrivee. Il chante et danse et nous fouette amicalement avec des branches pour nous porter chance.
Voila pour un de mes grands moments de ce safari,
Nous voila donc en troisieme journee.
Pour etre franc la nuit a ete dure, beaucoup de pensee pour cet eland blesse le premier jour.
Mon coeur balance entre y retourner encore une fois car j'ai le virus de l'eland dans la peau et me faire une journee que j'appelle kangourou afin de me reposer. Kangourou car je crois que les australiens les chasses de bien vilaine maniere parfois de leur voiture.
Sans aller jusque la il s'agira de chasser des animaux apres les avoir appercu, a priori des petits animaux.
La journee commence bien nous partons en faite au camp de Kagahele qui se trouve derriere la riviere Youhamba afin d'y apporter des vivres.
Le chemin suit le cours deau en nous nous faisons devore par les mouches tse tse. Je decompte sur mes mains une trentaine de piqures.
Desagreable mais rien de tres douloureux.
En chemin je tire mon premier gibier qui se trouve etre un cephalophe a flanc roux. Ce gibier est souvent tire en premier lors des safaris car il porte chance. En chemin nous appercevons de jeune bubales et quelques hippotrague, cette superbe antilope au masque noir. Alors que j'ai du mal a appercevoir l'animal, les guides ont deja repere le sexe et la taille des animaux. Nous ne jouons pas dans la meme division. Rien n'est tirable il n'y a que des jeune et des femelles.
A plusieurs reprises nous trouvons des pintades et des francolins sur la piste que j'essaye de tirer a la 22 long riffle. Il faut bien placer la base au niveau de la base du coup sinon l'animal part en pietant. Je me debrouille pas trop mal avec les francolins mais les pintades me resistent.
Ce n'est que bien plus tard, en deuxieme semaine que je finirai par vaincre la malediction de la pintade, ayant reussi un tres beau score en premiere semaine de 10 tirs et 0 animals. Malgre cela je suis quand meme reste en deuxieme semaine.
Ayant besoin d'appat a panthere je tire un gros babouin d'une balle foudroyante. Alors que celui ci qui s'enfuyait a eu la mauvaise idee de monter sur une termitiere pour nous observer. Stephane le guide s'attendait a cette reaction et m'a prevenu afin que je me prepare.
Ce deuxieme tire est entrain de me faire prendre confiance avec mon arme.
Il est 13 h, nous repartons apres avoir fait une halte dejeuner au camp de kagahele. C'est un tres beau camp plante legerement en hauteur avec aux alentours des bakos (forets fermees d'afrique centrale). Les cases sont en dures entoures de grands arbres centenaires.
Stephane me previent que compte tenue de la chaleur nous avons peu de chance de voir des animaux. Il a a peine le temps de finir sa phrase que nous voyons un groupe de jeune bubale sur le bord de la route, puis des ourebis qui on decide de traverser la piste. Cela suit pendant encore une demi-heure ou nous voyons un grand nombre d'animaux.
Soudain un des pisteurs arrete la voiture. Il a vu un beau phacochere.
Nous partons derriere lui. J'essaye de coller a Stephane qui marche rapidement et sans bruit. Le phaco nous a vu et est parti sans se presser. Tant mieux nous avons donc une chance de le rattraper. Apres une petite marche de 10 minutes il est a distance de tir a environ 80-100m,c'est un male de bonne taille sans avoir de bananes gigantesques.
L'animal semble vouloir partir mais les pisteurs sifflent et comme par enchantement l'animal s'arrete et nous regarde curieux.
Je regarde dans ma lunette et a travers les arbres je distingue l'animal.
Il est de 3/4 avec la tete ramene vers nous. Je prens mon temps et je me fais speeder par stephane a qui je dis " ne me presse pas". J'ai le reticule dans l'epaule je lache le coup. Comme souvent je ne vois rien de la reaction de l'animal et observe la recation des pisteurs. A priori ca a l'air positif et nous retrouvons l'animal mort une centaine de metre plus loin. La balle a traverse les poumons.
Nous chargeons l'animal et nous repartons.
Il est environ 16h lorce que la voiture s'arrete, devant dans une plaine il y a trois buffle qui se nourisse paisiblement.
Stephane est persuade qu'il ya la un beau mal. Il a dans l'idee de les couper. Nous faisons environ 1 km a tres bonne vitesse en essayant de marcher le plus bas possible, nous abritant derriere une termitiere ici, un arbre la. Le vent est bon et nous ne sommes toujours pas reperes.
Peut etre mon pemier buffle, je suis tres calme compte tenu de la situation, cela m'etonne meme. A fond dans mon acte de chasse, concentre comme jamais je me dis qu'il ne faut pas rater sinon c'est les pisteurs qu'on envoie au charbon.
Derriere un arbre plus gros que les autres nous faisons une pose. J'observe l'animal , il est superbe ( rien a voir avec la taille du trophee mais l'animal me plait). Il est la a environ une cinquantaine de metre , de profil avancant au pas. Je me cale contre un arbre vise l'epaule et tire une premiere balle qui couche l'animal. Samedi le premier pisteur me dit de recharge ce que je fais aussitot. L'animal se leve et essaye de repartir, je m'avance tout seul , me decale de quelques metres et a bras franc lui tire une deuxieme balle au meme endroit. Il tombe immediatement comme foudroye. Stephane attend quelques secondes et nous avancons vers l'animal. Cela m'etonne car je pensais qu'il etait d'usage d'attendre plus longtemp. Nous arrivons vers la bete par derriere , elle git la rendant son dernier souffle et stephane me demande de l'achever. Je tire une derniere balle, rechargeant aussitot dans un temps sans que l'on ai eu besoin de me dire comme quoi l'instinct de survie est quelque chose de bien reelle.
Apres les congratulations de rigueurs et les photos nous allumons un feu afin d'eloigner les mout-mout, ces petites abeilles qui s'engouffrent dans tous les orifices et peuvent rendre la chasse plus difficile.
Je met ma moustiquaire de tete et je regarde les pristeurs decouper la viande. Une heure plus tard la cape est preleve et il ne reste que le compte tenue de la panse sur le sol.
Nous rentrons au camp apres une journee kangourou fort bien reussie.
N'ayant pas mes notes avec moi je ne serai dire quel jour nous sommes.
Nous sommes en deuxieme semaine c'est sur.
L'objectif est de pister les buffles. J'insiste sur ce point, je veux en "chier" pas question de partir derriere un animal que nous avons vu. J'aimerai des traces et si possible celles d'un troupeau.
Nous partons de bon matin a la recherche de trace. Samedi est comme a son habitude au volant. Stephane et Mamat le deuxieme pisteur m'encadre derrier debout guetant les traces. Alexis et Lago sont derrieres avec les provisions pour la journee.
Nous roulons a peine depuis 20' que la voiture s'arrette pour verifier des traces. Un troupeau est remonte de la riviere et s'est enfonce dans la savane arbustive qui jouxte la piste. Nous preparons les sacs remplis d'eau et nous partons derriere les animaux. Un troupeau de buffle est tres facile a suivre (pour eux j'entends) et Mamat impose le rythme d'une marche commando.
Apres a peine 25' de marche nous avons rattrape les premiers animaux.
Malheuresement pour nous un oiseau qui a pour seule tache d'annoncer a tue tete les dangers aux alentours se met a crier. Pas de 22 long rifle utilise normalement pour se debarasse de ce geneur, nous n'avons plus qu'a prier. Deux buffles demarre au galop sur notre droite.
Nous reprenons le pistage des traces et 10' plus tard nous entendons des meuglements qui nous annoncent la presence des buffles.
Nous nous dirigeons au son et nous trouvons rapiement a environ 150 metre des animaux. Le vent n'est pas ideal, les buffles sont dans une foret tres ferme et j'ai du mal a les distinguer.
Samedi souhaite que nous fassions une grande boucle pour se mettre a bon vent. Nous l'effectuons rapidement mais les buffles ont avances aussi vite que nous et nous nous retrouvons dans une situation tres similaire et vraiment pas ideale. Nous repartons pour une autre boucle et cette fois nous nous arretons devant une grande plaine en L couche que les aninmaux vont devoir traverse soit devant soit , soit couche.
Effectivement les animaux arrivent en lisiere de plaine. Nous avons abandonne les deux proteurs et un pisteur et nous sommes Stephane , Samedi et moi a l'abri d'une termitiere. J'observe les animaux et tombe en admiration sur le buffle de mes reves. Il a la caracteristique des buflfles caffers avec ces boucles qui descendent le long du crane avant de remonter. Stephane le voit et m'annonce qu'il n'est pas tirable car trop jeune. Je sers les dents. Pendant ce temps les premieres femelles qui menent le troupeau on traverse et se trouve au millieu de la plaine nous offrant un spectacle de rare beaute, quel dommage de ne pas avoir pris mon appareil. Les buffles sont a peine a 35 metre de nous. J'appercois un deuxieme mal plus gros que le premier au meme caracteristique c'est sur je vais pouvoir avoir mon buffle. De nouveau Stephane m'annonce "trop jeune pas tirable" mais moi il me plait ce buffle , il est plus gros que les femelles ce doit etre bon. De plus il est la au millieu de la plaine de profil attendant juste que je tire. Samedi entreprends meme d'amadouer stephane, lui disant que je trouve le trophee tres beau mais il restre inflexible. La soyons honete j'ai carement les boules. Je n'arrive pas en annoncant comme peuve le faire certain: "je veux un buffle de 75cms ou un eland de plus d'un metre". Je veux de l'emotion et la c'est grandiose, l'animal est exactement comme je les aime, nous avons piste un troupeau. Rien a dire prelever cet animal serait la parfaite conclusion a une action de chasse que je trouve fantastique.
Malgre tous ces conciliabules les buffles ne nous ont toujours pas reperes et le troupeau s'etire sur toute la plaine avec les premieres femelles qui sont passe avec quelques veaux deriere nous a une quinzaine de metre.
C'est du delire le plus fou. Mon mal est toujours la immobile. Nous avons des buffles derriere nous, a notre gauche et devant nous dans la plaine.
Enfin quelque chose cloche et les buffles se sont arretes, il reparte en sens inverse. D'instinct les femelles entourent le plus vieu male au trophee tout ravale. Il s'eloigne de nous dans la plaine nous offrant au passage un spectacle de toute beaute.
Je suis enchante du spectacle mais extremement frustre de n'avoir pas pu tire. Je le fais savoir a Stephane qui m'assure que je ne serai pas fier au pied de cet animal mort ayant pu confirmer que son bandeau est encore mou. A voir...
Nous remontons en voiture afin de controler des appats a panthere.
Rien a pour l'instant fonctionne et nous decidons de faire le tour d'une grande plaine d'environ 1km 500 de long. L'ambiance est calme mais j'ai encore l'autre buffle dans la tete.
A peine commencons nous le tour qu'alexis arrete la voiture, il a vu des buffles en fond de plaine en lisiere de bako. Il faut faire vite car si il rentre dans le bako cela se complique tres serieusement.
Nous contournons la plaine par la gauche, nous marchons sur des pailles brulees. Le train est infernal et je dois courrir pour suivre apres environ 500m le rythme se reduit car il va falloir maintenant etre prudent. Vers midi les sauts de vents peuvent etre fatal au chasseur.
Je met mes genouilleres et nous partons a 4 pattes Samedi, Stephane et moi. Nous avancons doucement et nous calons a environ 50m des buffles. Le reste du terrain est a decouvert nous ne pourrons nous avancer plus. Stephane m'annonce un buffle magnifique au trophee impressionant. Moi j'ai bien decide de prendre mon temps, j'ai encore en travers de la gorge l'autre buffle. Celui la peut bien etre le reccord du monde c'est l'autre que je voulais. J'observe au jumelle mais il broute l'herbe en lisiere du bako, pas moyen de voire sa tete. Enfin il leve sa tete, il faut bien reconnaitre qu'il s'agit la d'un specimene rare, letrophee est enorme. Je le regarde, il me plait j'annonce que c'est ok. Avec un peu de recul je pense que j'aurai serieusement enerve tout le monde si je n'avais pas tire cet animal. Je me positionne debout la carabine posee sur le trepied. L'animal est mal place je me rassois. Qelques secondes passent et je me remet en position, cette fois le buffle se presente bien et je lui lache une premiere balle dans l'epaule, il accuse le coup mais ne tombe pas. J'ai immediatement recharge et retire de nouveau au meme endroit. Ces deux comperes ne fuit pas mais au contraire l'attende et le soutienne. J'avance tres legerement et lui tire une troisieme balle alors qu'il est quasiment de dos. Les autres animaux comprennent qu'il ne pourra suivre et l'abandonne . continuant tranqilement leur route dans le bako. Notre buffle meurt au pied d'un arbre avec toute sa noblesse.
Le trophee est enorme, il accuse 77cms tres gros pour la centrafrique, de plus il a des bandeaux tres larges et les cornes remontent tellement que l'on pourrait mettre l'autre trophee a l'interieur de celui la.
Apres les felicitations et photos de rigueur nous preparons la viande tandis qu'un guide amene la voiture.
A suivre si il y a de la demande ... la panthere.
A bientot.
MArc



